J'aime une fille qui a une très jolie nuque, de très jolis seins, une très jolie voix, de très jolis poignets, un très joli front , de très jolis genoux, mais qui est lâche.

Toi, tu ne t'es jamais engluée. Je me dis que toi, c'est différent, j'essaie de me convaincre. Que toi, tu ne fuis pas le monde. Que toi tu restes courageuse. Que toi, tu ne fera jamais partie des cèpes et des mémères. Que tu ne sera jamais lâche.

Revu A bout de Souffle, l'autre soir.
C'est un film sur la lâcheté. Sur celui qui vit, et se fatigue, et meurt. Et ceux qui vivotent, ne se fatiguent pas, et continue à vivoter. Sur celui qui est libre, et les autres.

"C'est dégueulasse".

Y'a l'altiste qui est comme les autres. Et qui n'assume pas. Assumer quoi ? Des heures de discussions et de regards qui frisent l'indécence. Pratiquement rien de plus. Il me disait qu'il voulait être libre. C'est difficile de se libérer... Des beaux discours, ça fait rêver. De ces types qui jouent les durs, les indépendants, besoin de personne, BB & Co. Mais finalement, c'est ceux qui avaient l'air de rien comme ça, et qui mettaient des mots sur autre chose que des idées qui en faisaient le plus.

Et puis, c'est vrai. On teste plusieurs vies, pour finalement se rendre compte qu'on a toujours des raisons de souffrir, et d'autres de sourire. Alors à quoi bon changer ? A quoi bon se donner la peine d'essayer ? Puisque de toute façon Michel Poiccard meurt.

J'ai toujours voulu crever d'une balle perdue.

"Devenir immortel,... et puis... mourir".
Et puis, ce n'est que le début.

by prosette
J'aime une fille qui a une très jolie nuque, de très jolis seins, une très jolie voix, de très jolis poignets, un très joli front , de très jolis genoux, mais qui est lâche.
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# Posté le mercredi 23 décembre 2009 07:10

Modifié le mercredi 23 décembre 2009 10:00

C'est peut-être le monde qui grave ton nom.

Paris Paname.

"J'ai encore le corps plein de tes vibrations".

Il m'a dit comme ça que j'étais belle. Et dans ses yeux je lisais autre chose que du désir. Comme la première fois. Il ravale à grand peine ses mots, quand il voudrait dire que nous, c'est pas pareil. Que moi c'est pas pareil. Peut-être... j'avais besoin de chaleur, d'une peau toute douce. Il me parle, pas l'habitude... On sait bien que les filles tombent amoureuses en faisant l'amour, c'est un peu scientifique. Et les garçons alors ?

N'empêche que j'avais jamais fait l'amour comme ça.
Même avec lui.


Puis y'a l'autre.
"Je pose ma main sur ton sein, tu dis quoi, tu penses à quoi ?".

"Pourquoi tu te marres ?
-Parce que je suis heureux".

Alors je l'ai embrassé. Mais je sais pas moi, il a appelé, mais je sais pas. Je m'en fous. Il avait un super sourire. C'était un super concert. Et après ? Je m'attache aux gens qui s'attachent pas. Et vice-versa. J'ai du mal à comprendre. Le type était avec sa copine. Il l'a quittée et puis a rappelé.

Chouette sourire...

Puis en rentrant, le hasard de Paris. Ce type là qu'est beau, avec cet autre type que je connaissais pas... Avec son tic bizarre quand il parle aux gens. Ses yeux bizarres.

Alors quoi ?

Tout se bouscule. Parce qu'au fond ?
Je vois ces gens qui sont tout le temps fourré ensemble. Impossible de voir l'un sans l'autre. Est-ce que j'ai envie de ça ? Est-ce que j'ai envie de ne plus rappeler les gens pour un type, un seul ? Non, pas envie de me priver du monde pour un sourire et un regard clair.

Notre vie se rétrécit avec le temps. Pas envie de rétrécir. M'en fous, j'vais à la messe et je suis amoureuse de l'organiste pour cinq minutes. Je pense beaucoup à mon batteur, celui qui se souvient que je passais mon pouce dans la paume de ma main, l'an dernier.... Y'en a qui comptent plus que d'autres, faut pas croire. Mais y'en a pas qui comptent plus que tout.

"Le monde s'arrête pas de tourner quand t'arrive.
-Si, moi mon monde arrêtait de tourner quand t'étais là"

Comme un déséquilibre.


Putain d'IPhone.


M'en fous, ...


by prosette
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# Posté le lundi 21 décembre 2009 14:11

Modifié le lundi 21 décembre 2009 18:38

"Hello Littlesun!"

1h01. Visage familier dans le métro. L'alcool flotte encore. Envie de l'embrasser. Puis non. Joe Lovano.

Quelque chose comme 22h. Bam. L'altiste aux mains blanches. On éclate de rire. Deux fois c'est un peu gros.

"Il souffre.
-Oui mais toi, t'es pas malheureuse".

Et j'ai tout lâché. Les vannes étaient ouvertes. Sa main sur la mienne. Sa bouche sur la mienne. Whisky et Get 27. J'ai tout pleuré d'un coup, je crois qu'il comprend pas bien. M'en fous, il me console. De toute façon... moi non plus je comprend pas bien. Perdus, le sourire accroché au visage quand on se retrouve. Qu'on déambule avenue Montaigne ou à St-Lazare. On fait les malins.
M'en fous. Je re ris.
Il a sa franchise.

Fous rires toute la journée qui a suivi. Sans penser à lui. Rien à voir. Juste la vie qui me rappelle qu'elle est super bien gaulée. Par le biais de ce type qui a les yeux qui brillent, qui se baladent. Il se balade. Ses mains aussi, un peu.

"Essaie de lâcher prise un peu" dixit le Jazz.
Ok. Dans ces conditions ok.


by finfrelette
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# Posté le lundi 30 novembre 2009 20:06

Là où la Terre a un coeur.

Là où la Terre a un coeur.
Le corps qui réclame, qui hurle.
Et pourtant pas envie d'écrire quelques petits mots à ce type trop beau pour être vrai. Parce que s'il me donne parfois de son temps, de son talent, voir de son odeur. Si parfois son piercing vient chercher les frissons de ma peau, si parfois tout ça, nos coeurs sont ailleurs. Le sien vogue je ne sais où, peut-être dans la Manche, une semaine sur deux. Et le mien...
Pas non plus envie de laisse les mains de l'altiste découvrir mon odeur à moi. Sûre qu'il voudrait. Sauf que ça ne suffit pas. On a aussi nos coeurs ailleurs.
Et le mien...

L'autre me dit de tenter avec ce tromboniste dont je ne connais pas le nom. Ce tromboniste qui ne "représente" rien. Qui a une belle voix. Grand. Blond. Yeux bleus. Pas ce qu'on appelle un canon mais je pourrais le trouver beau. De tenter... pas de tenter de me le taper. De tenter un truc normal. Une histoire tu vois.

Un pansement. Pas envie de me guérir sur le dos des sentiments d'un autre. Et l'honnêteté ?

Je pourrais balancer un souvenir à quelques autres. Des tas d'autres. Des tas de souvenirs. Enfin moi j'en ai des tas. Eux ils en ont un ou deux. Une fois on m'a chuchoté "tu sais, tu fais partie des rares filles que j'oublierais jamais". Pas parce qu'on avait partagé des années de vie, ni mêmes des semaines. Juste quelques nuits, quelques soirées où on oubliait qu'on avait nos coeurs ailleurs.

"Elle remonte la pente pendant que je la descend".

Tensions dans les tempes que je connais bien. Quand le regard se fige. Que la poitrine se soulève. D'un coup les larmes chatouillent les joues. La Fée des Lilas me dirait que ça creuse le visage de pleurer. Et puis elle changerait sa robe jaune en robe violette. Comme ça, d'un coup de baguette recouverte d'étoiles.

Envie de m'enfoncer dans les bras de mon électron libre.
Dans les bras de cet homme que je pardonne d'être homme.

by prosette
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# Posté le dimanche 29 novembre 2009 11:38

Enfin...



Enfin
l'image douloureuse de l'Amour s'efface. C'est tout un héritage qui s' évapore en quelques rires. Peu m'importe, je préfère être pauvre et sourire. Me complaire dans la souffrance comme si c'était la seule manière de se sentir au monde, l'idée ne m'effleure plus l'esprit.

"J'en avais assez de perdre mon temps à te haïr... j'ai préféré l'occuper autrement".

L'idée qu'un jour son visage s'efface m'effrayait au plus au point, maintenant, tout cela me paraît naturel.


by the cat
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# Posté le jeudi 26 novembre 2009 07:23

Modifié le jeudi 26 novembre 2009 10:19